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Archive for the ‘trouvaille’ Category

Coup de cœur : EN MASSE

J’aime bien l’art urbain. J’apprécie le graffiti bien fait et bien placé, je suis un fan fini d’artistes comme Banksy et Shepard Fairey, et même si, à mon avis, le tag a à peu près la même utilité et la même esthétique que celle du chien qui lève la patte sur une borne fontaine — marquer son territoire — , je commence à deviner le travail typographique derrière.

 

Mes autres influences sont aussi diverses : des bédéistes aux maîtres anciens, j’ai la fibre visuelle assez sensible, et je ne suis pas le seul, apparemment.  Jason Botkin et Rupert Bottenberg sont derrière EN MASSE, un projet à la croisée des chemins entre l’imagerie commerciale, la bédé underground, le graffiti et les beaux arts. Le projet est une plateforme qui rassemble des artistes d’horizons différents qui le permet de construire une vision collective qui dépasse ce qu’ils pourraient créer individuellement.

Le résultat, des murales en noir et blanc, qui poussent ça et là dès que l’opportunité se présente, et assez souvent suite à des demandes. Pour ma part, je les ai découverts au fil d’une promenade nocturne sur Sainte-Catherine, en croisant une murale qu’ils ont réalisé pour le festival Under Pressure. Et si je ne m’abuse, je les a aussi croisés à un événement ou deux auparavant. Toujours la même fascination de les voir à l’œuvre, toujours le même émerveillement d’admirer le résultat final.

Et toujours le même coup de pied au cul : se lancer, dessiner plus, obéir aveuglément à l’appel de se dépasser…

Vous pouvez les suivre sur leur site (superbe, soit dit en passant!) ou sur Facebook.

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Granby, la Las Vegas du Nord

11 avril 2010 3 commentaires


J’aurais aimé dire qu’on est partis sur un kick, et sur un petit buzz de sangria, au hasard de la Principale à Granby pour y photographier ce qui fait son charme et son swagger. Mais non, c’était un peu planifié. Sauf la sangria…


«Qu’est-ce qui fait le charme et le swagger de Granby, au juste?» me direz-vous. Les néons.
Venant de la Grand-ville, une ville sérieuse aux prétentions internationales, on réserve l’usage des enseignes au néon à… autre chose, disons. Le Super Sexe, les bars douteux, les crémeries et restos ludiques et familiaux. Une sorte de bonheur insouciant associé à une autre époque, qui détonne avec le cynisme ambiant et les identités graphiques sombres, simples et efficaces.

La dernière fois que j’ai vu autant de néons sur une grande artère, c’était à Las Vegas. Mais bien sûr, on n’aborde pas une ville-jouet comme Vegas de la même façon que Montréal et New York, qui se doivent d’être urbaines, grises et efficaces. Mais Vegas est un rêve, pas une ville; elle doit se vendre comme telle. Ici, à Granby? Pas de pression. Juste une ville de taille moyenne. Pas un centre administratif comme Sherbrooke. Pas d’universités, rien. Le zoo, le parc de la Yamaska pas trop loin, 12 Couche-Tard sur tout le territoire, le cégep. Trop grosse pour être champêtre (il y a le reste des Cantons pour ça), pas assez pour le reste. Pourquoi pas se péter un trip, alors?
Mis à part une section un peu plus conservatrice au niveau urbanisme (pour préserver le cachet patrimonial victorien), la Principale regorge d’enseignes lumineuses, certaines en néons assez spectaculaires. Ici, un exemple assez soft pour commencer. On peut retrouver quelques exemples comme ça en ville, quand même. Mais au niveau de la typographie, des couleurs, de la disposition, on retrouve une familiarité, un cachet. (pour faire le parallèle avec mon dernier billet, c’est ce genre de design qu’on s’efforce tant de reproduire par les temps qui courent…)

Voyez? Même l’église est affublée de néons. Faut le faire.

Ce genre d’enseignes, par contre, on n’en rencontre plus à proximité de la Ville (à part sur un certain tronçon du boulevard Taschereau). Quétaine assumé ou tout simplement signe que le monde du coin ne s’en font pas trop pour des niaiseries? D’un côté ou de l’autre, on aime ce que connotent ces géants de néon.
Chez Ben la Bédaine. Au départ un minuscule bar laitier, les agrandissements au fil du temps ont fait de cette cantine la place pour déguster une poutine dans les Cantons. Et l’enseigne est sans contredit celle qui m’a donné l’idée de faire ce petit pèlerinage photo.

Un truc que j’ai remarqué, par contre, et que je trouve vraiment dommage : les Granbyens ont un trésor de patrimoine entre leurs mains, et ils ne le savent pas. La plupart des enseignes que j’ai croisées ne fonctionnaient qu’en partie. Ils devraient établir un règlement municipal comme on retrouve à Vegas et New York pour Times Square, demandant aux proprios d’entretenir leurs enseignes…

Plumet, un autre Géant de néon. On se demandait qui gagnerait dans un combat entre lui et Trudeau. Avec Ben la bédaine qui viendrait les anéantir tous les deux…

J’aurais aimé prendre une autre photo. À quelques mètres de ce motel, il y a le camping Tropicana et son palmier lumineux totalement hal-lu-ci-nant. Malheureusement, comme la saison de camping est encore jeune et que c’est probablement la seule photo qui n’est pas sur Google, il va falloir que j’y retourne rien que pour ça…
Reste à voir ce que l’avenir réservera à tout ça. Cette particularité fait tout le charme de Granby. Le voyageur qui roule sur la 112 ne peut qu’esquisser un sourire en arrivant à Granby à la tombée de la nuit. Comme Vegas, en plein milieu du désert. En fait, pourquoi ne pas ajouter à Granby un casino et quelques chapelles de mariage, un coup parti?
Si ça vous chante, allez voir ces photos en meilleure résolution sur mon Flickr. Et comme cadeau, la photo ci-bas peut très bien servir de fond d’écran.

Une autre tournée de design

25 janvier 2010 2 commentaires

J’aimerais que ça devienne une habitude, ce genre de billet. Je faisais des recherches pour autre chose, et je suis tombé sur ces quelques sites…


J’aime bien je travail de Graphicnothing. Très géométrique et tout. Ça fait très Place des arts, très émissions jeunesse de Radio-Canada à la fin des années 70…

Coarse fait de très beaux jouets de designer. Ne sautez pas trop haut en voyant les prix, ils sont en dollars hongkongais. Le taux de change est d’environ 14 pour 1… favorable pour nous.
The Old School of New Barbers, trouvé au hasard de mes pérégrinations sur Behance Network. Ça m’a poussé à continuer ma réflexion sur le marketing des produits pour homme en pharmacie : pourquoi pratiquement tous les produits pour homme sont «techno-sport-swoosh»? Qu’est-ce que Don Draper achèterait là-dedans? (probablement rien.) Pourquoi ils sortent toujours du marché les fragrances que j’aime dès que j’en achète une bouteille? Hors du Gillette qui me permettrait de jouer au soccer 9 heures de suite sans sentir le swing ou le Axe au fudge, point de Salut?
(mais bon, je m’écarte du sujet…)

Ryan McElhinney est un designer qui fabrique, entre autres, des pièces comme des cadres, des lampes (et une horloge grand-père de la muerte) avec des jouets recyclés. Le résultat est spectaculaire, comme une grosse orgie Robot Chicken à la sauce baroque, le tout sur les stéroïdes.

Je n’ai pas encore épluché cette liste, mais ça ne saurait tarder! J’ai l’impression que ce lien à lui seul ferait un billet intéressant. (via KRonikle, le blogue de Kid Robot)

Finalement, gros coup de cœur pour Julie West. Visitez son site et sa boutique!
-x-
Sans que ce soit une résolution, pour 2010, j’aimerais me remettre un peu plus à l’art, pas seulement au design. N’en déplaise à mes anciens profs (qui me traitaient quelquefois comme si j’avais couché avec leur femme, leur fille et leur chien, en même temps), je crois avoir trouvé ma niche, mon style, mon Swagga, et j’ai décidé de l’exploiter! J’aimerais entre autres faire du design de longboard (et accessoirement, de rouler avec. Caro, as-tu encore le tien?).
-x-
Juste comme ça, je me mets à jour dans mes bonnes adresses. Je me dois d’aller chez camiondepompier même s’ils sont rendus à des années-lumière de chez moi. Par contre, j’ai entendu via une source assez fiable que ma galerie d’art préférée du Vieux-Montréal déménagerait près de chez moi. Pas encore le chic Ah-Ca, mais pas trop loin non plus. Je ne sais pas s’ils l’ont annoncé, alors je tais le nom pour le moment. Je vous en refilerai un mot quand j’irai les visiter dans leurs nouveaux locaux…

Une saudite bonne raison de ressortir son gros Walkman jaune

11 septembre 2008 4 commentaires

Je suis de cette génération. Bien avant l’époque des iPods qu’on pourrait perdre dans une craque d’égout. À l’époque des zappers oranges (en fait le mien était gris, ce qui veut dire que je suis un peu plus vieux que vous!), mais surtout des walkmans en gros plastique jaune de Sony, qui pouvaient supposément aller sous l’eau pis toute (moi, trop pissou, je n’ai même jamais daigné renverser un peu d’orangeade dessus, ne serait-ce même pour essayer).

Mais bon, tout ce que ça me prend pour illustrer mon propos, c’est que j’ai besoin d’un lecteur de cassettes. En fait, ma vieille Ford Escort vendue il y a deux ans aurait très bien pu faire l’affaire, mais mon gros walkman jeune de ma jaunesse faisait un peu plus style.

Pourquoi diantre aurais-je besoin d’un lecteur de cassettes (et de trois paragraphes d’inepties en gage d’intro)?

Pour ça :

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Le MIXA, si j’ai bien compris, c’est une cassette USB d’un gigaoctet. On la remplit de notre meilleure musique, on la met dans notre tape deck préféré et on tripe fort. Encore mieux, en commandant le truc sur le site, on peut même faire soi-même la pochette. Donc, la moyenne des hipsters qui fréquente ce blogue (trois pelés et deux tondus, mais pelés et tondus au Barbershop) pourront se monter des mixtapes de ma-la-des, et les autres pourront toujours tricher au prochain K7 Battle de MC Gilles.

Disponible pour une vingtaine de piasses sur le site ci-haut.

Je regrette quaisment d’avoir vendu ma vieille Escort 96 varte.

Catégories :design, musique, trouvaille