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Archive for the ‘Pis des affaires’ Category

Joyeux [___________]!

Allons, je déconne un peu. Je vous aurais souhaité Joyeuses fêtes, mais vous auriez pensé que c’était par rectitude politique. En fait, il y a Noël, le Jour de l’an, et pour ma part, du 26 décembre au 2 ou 3 janvier, c’est l’anniversaire de quelqu’un que je connais (y compris l’auteur de ces lignes). Alors Joyeux Noël, Sol Invictus, Festivus, Jour de la Vie, anniversaire et tout ce que vous voulez. Mangez, buvez et soyez heureux, réunissez-vous entre amis, en famille, avec votre club de bridge ou avec qui vous voulez, aimez et profitez de la vie! Et reprenez un autre morceau de bûche, je ne veux pas être pogné pour manger des restants pendant 2 semaines…

Merci à tous pour 2011. Année bizarre, difficile sans être nécessairement mauvaise, avec le sentiment d’être passé à côté de plein de choses. J’ai des plans pour 2012, évidemment, on verra ce que ça nous réserve!

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Catégories :Chez Patch, Pis des affaires Étiquettes : , ,

Le terme «infographiste»…

Billet totalement aléatoire, mais je sens que je vous néglige par les temps qui courent, mes chers 3 lecteurs. Je discutais d’un truc cette semaine lors d’un rendez-vous d’affaires, un terme sur lequel j’accroche, même si c’est le terme accepté et répandu…

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Selon le Grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue française, un infographiste est un Graphiste qui utilise les techniques servant à la création, au traitement et à l’exploitation des images numériques. Selon cette logique, on devrait avoir dans nos cercles d’amis des infocomptables, des infoadjointes-administratives et des infofonctionnaires; du moins, ceux qui travaillent à l’ordi…

En quoi étudie-t-on pour être ingographiste? En infographisme? La dernière fois que j’ai vérifié, il y avait Graphisme et Infographie, programmes d’où sortes Graphistes et Infographes, respectivement. Pour être diplômé de ces deux programmes, je peux vous confirmer que les deux corps de métier travaillent à l’ordi, et ce depuis une bonne quinzaine d’années. On parle alors d’un infographiste comme d’un marteaumenuisier ou d’un spéculumgynécologue, distinction lourde et inutile, à mon très humble avis.

Pour ma part, je me qualifie de designer graphique; ça, c’est comme un graphiste, mais avec une plus grosse tête. En fait, la distinction se fait selon la langue (un graphiste en anglais est un graphic designer), ou encore par le degré de scolarité. De ce côté, je crois que mon expérience et mon expertise, sans valoir un diplôme universitaire complet, font leur bonhomme de chemin, et si des diplômés-plus-haut-que-moi m’ont déjà dit aimer mon travail et vanter ma créativité, je peux bien me considérer du lot. Ça fait partie d’avoir la grosse tête, aussi.

Les emballages Interplast — Kokido

Identification graphique créée pour un projet interne chez Les emballages Interplast. Mon contrat avec eux vient de s’achever, mais je tiens à les remercier de m’avoir laissé créer tant de belles choses pour eux, tant pour leurs clients partout en Amérique du Nord que pour les multiples projets internes.

Pour l’histoire, Kokido signifie «poussin» en espéranto. Le nom, choisi via un concours à l’interne, est très représentatif du projet, dont je ne crois pas pouvoir parler ici, secret professionnel oblige. Cela dit, pour une entreprise spécialisée dans l’industrie des œufs, la notion de croissance est très à point.
[…]
Maintenant que ce contrat est terminé, quoi de neuf pour l’avenir? Tout plein. J’ai enfin un peu de temps à consacrer et au Patchwork, et à ma vie personnelle (lire : ça fait du bien de pouvoir avoir mes soirées la plupart du temps!). J’aurai donc la tête plus claire, et comme je sors aussi d’une formation en vente-conseil, j’ai la confiance et les ressources pour pousser la machine un peu plus. Cette semaine, ça sera les vacances officieuses, mais dès la semaine prochaine, attendez-vous à un peu plus de contenu sur ce blogue (parmi d’autres projets concernant ma présence en ligne!). Évidemment, je tiens à faire partie de la référence et d’avoir la chance de travailler sur des mandats excitants, élevants, mais surtout, les vôtres!
Je me bosse aussi un petit plan quinquennal de croissance personnelle. Il faut que je me rappelle une fois de temps en temps que tout ce que j’ai à faire pour réaliser mes rêves, c’est simplement de me botter l’arrière-train. Donc, je me suis donné cinq ans pour devenir moi.
J’aurai aussi plus de temps pour m’impliquer au sein de la Coopérative MémoArt. Le site va être en ligne d’ici quelques semaines encore, mais en attendant vous pouvez voir ce dont nous sommes capables sur le site de Michelle Blanc, rien de moins!

Twitter pour le reste de nous autres.

Plus besoin de présenter Twitter : microblogue, 140 caractères, blablabla… Je m’y suis inscrit il y a deux ans, et pendant longtemps j’y laissais mon «aujourd’hui je travaille sur X», dans l’indifférence la plus totale de mes 1d4 abonnés.

Puis, je me suis mis à suivre un de mes cinéastes favoris dont l’essentiel de la fructueuse publication Twitter tournait autour du monde qui le déteste et le gamahuchage qu’il procure à sa femme. Dès que j’ai arrêté de le suivre, j’ai redécouvert toute la portée de ce média social. Comme une de mes amis est nouvelle dans la Twittosphère et que j’essaie d’en convaincre une autre, voici mon «guide de démarrage» :

1- Twitter n’est pas Facebook.
Twitter est simple et concis. En gros, c’est ton statut Facebook, pas plus, en 140 caractères. Pas de ferme à la con à s’occuper, pas de groupes pouraves à la «Ci toi ausi tu ri quan tu péte ds ton bain», pas de chaînes de lettres minables. Ici, l’information a toute sa place (et il y en a).
2- Twitter n’est pas Facebook.
Facebook reste un média social relativement fermé. Très rarement, on va accepter dans nos amis quelqu’un qu’on ne connait pas. Au pire, une connaissance du fin fond du secondaire, dont on visite le profil pour voir des photos d’elle en bikini lors de son dernier voyage à Cuba, mais pas plus. Genre, qu’on ne reverra probablement jamais dans la vraie vie à moins d’aller à une hypothétique soirée de retrouvailles d’école. Bref, on ne prend pas trop trop de risques.
Twitter est différent. Comme on ne donne pas la permission à quelqu’un de s’abonner à notre fil, la dynamique est totalement différente. On se bâtit souvent un cercle de contacts tout autre, et les contacts de ces contacts suivent généralement peu après (on parle d’abonnés en jargon Twitter, Followers en anglais). Du coup, on se retrouve avec une communauté très ouverte et, chose étonnante à l’ère du 2.0, ces gens-là sont bien plus enclins à se rencontrer dans la vraie vie que les Facebookiens. En fait, l’atmosphère et la dynamique de la chose se rapprochent beaucoup de mIRC il y a une dizaine d’années : des réguliers avec leurs horaires précis, beaucoup de dialogue, la bière entre contacts une fois de temps en temps. Facebook nous garde en dedans, Twitter nous fait sortir.
3- Qui suivre?
Il y a plusieurs types de gens sur Twitter, et plusieurs sujets de conversation. C’est pourquoi il faut être curieux, gratter dans les abonnés de vos abonnements, ne pas avoir peur de suivre du monde (quitte à ne plus les suivre plus tard, rien de trop sorcier là-dedans) et soi-même trouver quelque chose d’intéressant à dire. Après tout, si ça ne vous intéresse pas de savoir que @ledeuxiemevoisin (nom Twitter fictif) écoute Symphorien en reprise en mangeant des crottes au fromage, lui non plus ne sera pas ému par la flatulence de votre chien. Voici mes observations :

• Les vedettes : C’est pas mal à votre choix. On a pas mal parlé d’Ashton Kutcher et Britney Spears. Libre à vous, mais pour ma part, le reste de gastro de Britney ou le fait qu’Aston s’en va au gym, écrits par une attachée de presse, très peu pour moi. Aussi, bien des célébrités n’ont pas encore compris que Twitter est un média social, pas une vitrine de plus. On parle même de Twittersnobs lorsque tel kid kodak est suivi par des milliers de fans et, qu’en retour, il en suit 23. D’autres, par contre, sont très accessibles (je pense entre autres à @mcgilles). C’st votre choix au fond, mais je tripe trop avec ma communauté pour être ignoré par Chose dont j’ai acheté tous les disques. Ou encore, être submergé par les tweets d’un réalisateur américain qui aime donner du plaisir oral à sa femme.

• Les communicateurs : Eux, ils sont le fun, habituellement. Ils savent communiquer, et plus souvent qu’autrement, ils sont sur Twitter par geste personnel, pas comme les employés de tel ou tel média. Donc, on a droit à des Tweets intelligents et amusants à lire. Des exemples, @thereseparisien et @marccassivi. Je m’en voudrais de passer sous silence @deniscoderre qui a établi les règles du commentaire de hockey sur médias sociaux comme René Lecavalier l’a été en son temps pour la télé.

• Les gourous du 2.0 : Ils ont carrément inventé les règles du jeu, et les ajustent au fur et à mesure. Comme désormais on fait des affaires via le web si on veut rejoindre un quelconque public, ils savent exactement comment faire. Si vous êtes en communications ou en marketing, vous feriez mieux d’écouter leurs conseils. Incontournable dans cette catégorie, @michelleblanc. Fouillez un peu après : les 2% de la population québécoise sur Twitter font partie des décideurs, et il y en a un sapré lot là-dedans qui sont en web, en marketing et tout ça.

• Les grosses compagnies : Un must si vous tenez absolument à vous faire vendre des gogosses de la bonne vieille manière : unidirectionnelle et répétitive. Les Big shots carburent souvent aux buzzwords de l’an dernier, de sorte qu’ils finissent souvent par avoir l’air du vieux à cravate qui pense pogner auprès des ados. D’ailleurs, j’écrivais sur Michelle Blanc, elle sait bien mieux que moi expliquer la solution au problème, ici.
@lepatchwork : Évidemment. La question ne se pose même pas.
4-Quoi faire, maintenant?
Deux activités pour se mettre dans le bain : La première, pas très méchante, c’est le #jeudiconfession (en passant, il y a sur Twitter la possibilité d’avoir des mots-clés appelés hashtag. Vous mettez un dièse avant le mot et c’est réglé). En gros, si vous avez un kick monstre sur votre voisin de palier, vous aimez encore le premier album des BB et vous le chantez à tue-tête dans votre auto en revenant du travail, ou si vous ajoutez du monde sur Facebook pour les voir en maillot de bain lors de leur dernier voyage à Cuba, lancez-vous.
L’autre, pas mal bénéfique pour l’amour-propre, c’est le #FollowFriday (abrégé en #FF, francisé en #SuivreVendredi et #SV). Facile : vous suivez quelqu’un d’intéressant, vous le faites savoir. Habituellement, les gens sont contents de cette publicité gratuite et vous rendent la pareille. Même, si vous avez une faveur à demander, adressez-là à @SuivreVendredi. Il vous manque 4 abonnés pour arriver à un chiffre rond? Demandez, vous obtiendrez!
Pour le reste, amusez-vous, sincèrement. Restez vous-même et soyez un tantinet sociable, Twitter ne vous amènera que du bon. Abonnez-vous à mon fil, ça sera déjà un début puisqu’il faut commencer quelque part. Après, ça ne tient qu’à vous!
MISE À JOUR : Je suis tombé sur cet article hier. En fait, ça résume encore mieux que moi ce que j’essaie de dire plus haut. Délectez-vous!
Catégories :Pis des affaires

le iPad et moi…

Mon petit 2 cennes et quart sur la gogosse techno de la semaine, venant d’un adepte de la religion Mac.
Est-ce que j’aime le iPad? Certainement.
Est-ce que je vais l’acheter? Probablement pas.
C’est probablement un signe des temps. Tout le monde veut tout, tout de suite. Steve Jobs nous aurait livré un MacBook pro entièrement tactile tout de suite que ça aurait été un désastre (je ne vois pas comment il aurait pu nous le vendre en bas de 3 500$; allez voir le prix des tablettes Cintiq, juste pour le fun…). Mais donnons-nous le temps : c’est une technologie le fun, qui va sûrement baisser le prix d’ici quelques années, le temps que le marché de l’informatique fasse ce qu’il fait de mieux, soit copier Apple.
Oui, je connais tous les défauts de l’iPad. Oui, en anglais, le nom est ridicule (mais pour une fois, ce n’est pas ici qu’on va être le dindon de la farce : aller-vous acheter une Buick LaCrosse ou une Audi E-Tron, vous?). Non, il n’y a pas de multitasking (celui-là, je vous l’accorde, et ça vient de celui qui croit que Sauron a créé trois anneaux pour les elfes, sept pour les nains, neuf pour les humains, l’Unique pour lui-même et le iPhone pour moi. Mon préccccieux…). Non, il n’y a pas de fonction de téléphone intégrée (remarquez, j’aimerais bien voir le zouf qui tient son iPad à l’oreille…). Oui, Microsoft a sorti un pad tactile qui roule Windows en 2006 et ça n’a pas marché (eux aussi auront pavé la voie à une autre innovation; ce n’est pas tous les spermatozoïdes qui atteignent l’ovule!).
Bref, oui, l’iPad est un gros Touch boosté, et c’est pas mal ce que j’attendais. Mais je ne crois pas qu’il faille le ranger sur le rack-à-gogosses-d’Apple-qui-n’ont-pas-marché. On est encore loin du Pippin et du Newton (où serait le Palm, voir l’iPhone, sans le Newton, au fait?). Bien sûr, il manque des choses. J’ai lu quelque part que le clavier ne supportait pas une fonction dessin qui permettrait de prendre des notes à la main ou de reproduire rapidement des symboles mathématiques. Vrai, mais la technologie existe déjà ailleurs chez Apple pour reproduire les Kanji, j’imagine que dans une version prochaine, on verra apparaître cette fonction et que l’iPad deviendra alors un outil de plus en plus pratique.
Ce que je dis, bref, c’est qu’il faut se donner du temps. Qu’un concurrent va sortir une autre fonctionnalité qui va devenir standard et que la Pomme va répliquer avec quelque chose d’encore plus génial. Et que d’ici 10 ans, tout le monde va avoir son laptop tactile, peu importe la plateforme. On vient de créer un marché, un peu de patience!
Après tout, on ne s’est pas rendus sur la lune juste pour prendre la photo des godasses de Neil Armstrong dans la bouette…
Catégories :Pis des affaires

Je ne mets pas mon blogue à jour assez souvent.

Voilà. Ces temps-ci, je ne dessine pas assez, je ne fais pas assez de design (la business tourne un peu au ralenti, mais je survis!), je devrais passer plus de temps «off» à faire du design au lieu de flâner sur Fessebouc (ou m’inscrire au Libreace Institute for the f’n cure of Bejeweled Blitz!), mais comme je ne prendrai pas de vacances cet été budget oblige, je grignote mes temps de vacances ici et là.

Donc, pour le moment, je n’ai rien à présenter, pas d’états d’âme à déblatérer (je ne sais pas s’il est trop tôt pour que j’étale on spicilège de jokes sur Jacko, et mâme si j’ai vu Star Trek aujourd’hui et que j’ai capoté comme un ti-cul, ça ne me tente pas de bloguer là-dessus).
Voici donc la vidéo d’un caniche qui chante.

Le graphisme est l’opium du peuple.

Sérieux. C’est une vocation. Rien de moins.

En jasant avec une collègue chez un client, elle me demandait combien de ma promotion sont toujours dans le métier, je lui répondis que je ne savais pas trop. Mais ça allait de soi, c’est une fraction seulement d’une cohorte de graphistes qui continuent dans le métier. Le reste, comme des grains de popcorn qui restent dans le fond de la machine, se recyclent ailleurs.
Je voyais sur une page Fessebouc de mes anciens camarades de classe combien sont partis dans une autre direction; plusieurs utilisent encore les notions qu’ils ont appris, mais ailleurs. Même la «queen» de la promo, celle qui avait tout au top, le talent, la drive, l’égo, est aujourd’hui prof d’arts plastiques au secondaire. Je tairai ici l’histoire d’une amie assez proche durant mes années d’études. La dernière fois qu’on s’est parlés, elle faisait dans la finance.
Au moins, je n’ai pas d’histoire à raconter sur celui ou celle qui, presque dix ans après, flippe des boulettes au burger du coin.
C’est à croire que je suis excessivement tenace, excessivement stupide, ou excessivement les deux pour persévérer dans un métier à peine moins stressant que contrôleur aérien à LAX ou pêcheur de crabe en Alaska. Comme j’ai dit plus haut, c’est une Vocation. L’appel de je ne sais pas trop quoi, comme Dieu appelle les gens d’église.
Dans le fond, graphiste ou prêtre, ce n’est pas si différent. Les deux aspirent à faire le bien autour d’eux (moral ou graphique), à élever leur entourage à un idéal, personne ne veut vraiment faire leur boulot et les deux n’ont qu’une fraction de vie sexuelle (le prêtre parce que les pensionnats se font de plus en plus rares, le graphiste à cause d’un foutu deadline).
Idem, j’ai craqué pour des films et des livres de façon assez intense. La première fois où j’ai vu Tekkonkinkreet, Miroir Noir ou Helvetica, il y avait en moi cette flamme, cette avidité, cette sensation de plénitude. Pas trop loin des exaltations de Sainte Thérèse d’Avila, selon moi.

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Ce qui m’amène à vous jaser de mon achat de la semaine : Supply and Demand de Shepard Fairey. Oui, le Shepard Fairey de l’illustration d’Obama. Je l’ai feuilleté d’un bout à l’autre, et j’ai un chapitre ou deux de lus. Et déjà je me questionne : sur mon conformisme, ma démarche, sur le fait que pour le moment, je ne passe pas assez de temps à faire du design pour moi… Après tout, je suis parti à mon compte pour faire un peu plus ce qui m’allumait vraiment , et je me retrouve dans une routine un peu différente d’avant. J’ai besoin de retrouver cette énergie que j’avais à mon départ, celle de l’exaltation. Moi aussi, je veux recommencer à me venir dessus comme Sainte Thérèse d’Avila…
*En passant, j’ai un projet ou deux en tête. La suite dans pas trop long…