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Archive for the ‘musique’ Category

Dans mes oreilles en 2011

Bon, je me dois de rappeler : je n’ai pas tout acheté cette année, et je ne suis pas non plus sur la liste d’envoi des maisons de disques. Aussi, j’ai écouté passablement de vieille musique (dont une compilation de Brassens et les disques des frères Pellerin que j’ai écouté en boucle lors de mes nuits de travail). Cette compilation est alors ce que j’ai écouté de meilleur parmi mes quelques achats de l’année, dans un ordre d’appréciation approximatif. Bonnes découvertes!


1. Richard Desjardins — L’existoire (chanson comme il ne s’en fait plus)
Richard Desjardins est comme le bon vin, il prend de la valeur avec l’âge. Ses textes, sa poésie et son humanité continuent d’évoluer, et sa musique prend en complexité avec le temps. Un baume sur notre époque. lien



2. Galaxie — Tigre et Diesel (rock décrassant)
Olivier Langevin est l’un des derniers rockeurs à encore faire danser les filles. Un rock bien sale sur des beats  entraînants. Et si quelqu’un connaît l’asiatique du clip de Piste 1, faites-moi signe; je lui paierais un drink. lien


3. the Barr Brothers — the Barr Brothers (rock-folk indé-machin)
Soit tout en nuances, soit en ouvrant la machine un peu, nous avons droit ici à un album inspirant. Imaginez Jack White qui aurait réalisé un album des Decemberists… lien


4. Socalled — Sleepover (hip-hop klezmer-montréal-anglo)
Socalled est tributaire d’un univers, il est le point de rencontre de plusieurs influences culturelles. Il est normal alors que chacun des albums qu’il nous livre soit si riche et hétérogène, et à la fois si plaisant et facile d’écoute. lien

5. NSd — Pour emporter (hip-hop de cheu’nous)
Deuxième opus pour la bande de Jeune Chilly Chill et Maître J.  Plus proche des performances en prestation avec de vrais musiciens, et toujours le même dynamisme, la même verve et le même verbe. lien

6. The Weeknd — House of Baloons (la musique du film sur ta vie)
C’est lourd, ça pue le sexe, mais imaginez que c’est la musique qui joue quand vous entrez dans le bar. Sensation de puissance immédiate, genre Kanye West peut aller se rhabiller. Ce soir, vous êtes Dieu. lien

7. Buck 65 — 20 odd years (hip-hop pour ceux qui n’aiment pas le hip-hop)
Compilation de projets auxiliaires de Buck, dont de très belles collaborations avec, entre autres, Marie-Pierre Arthur et Olivia Ruiz. Avec sa voix rauque qui lui est particulière, on réécoute encore et encore. lien



8. MC La Sauce — Société parfaite (Hip-hop au féminin)
Premier long-jeu pour la protégée de Chafiik de Loco Locass. On voit que le métier entre, et la demoiselle a le talent et la langue assez bien pendue pour avoir bien de belles années devant elle. ET avec des amis comme Chaf, Buzzy Bwoy et Imposs, je ne m’en fais pas pour elle. Et oui, on oublie la pochette; appelle-moi pour ton prochain album, miss… lien



9. Gatineau — Karaoke King (hip-electro-machin)
La terre a tourné depuis le dernier album, c’est un Séba nouveau, une formation remaniée, et même un MC BrutaLLL sortant de l’école de charme qui nous livre une solide leçon, loin du rap de garage d’autrefois (pas meilleur ou pire, juste différent). Je cacherais votre mère, au cas. lien

10. Orange Orange — Tropical Passion (pop électro indée(?))
Le premier album du couple Hamel-Sabotage manquait de ce je-ne sais-quoi qui fait qu’on réécoute en boucle. Maintenant libres de création, le problème semble réglé. Au point même que les indécrottables de la scène indépendante trouvent le son trop pop et — sacrilège — très compatible avec celui des radios commerciales… lien

Quelques autres mentions en rafale
La trame sonore de Sucker Punch — Ludovico Einaudi — The Black Keys — Philippe B — Cœur de Pirate — PJ Harvey — Arthur H — Armistice — The Decemberists — Pierre Lapointe — Et encore plein d’autres…

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L’art, Kanye West et Einstein

Je suis un amateur de hip-hop, vous le savez. En fait, tout ce qui n’est pas trop commercial. Faire de la poudre sur les fesses d’une guidoune dans ton Escalade monté, je n’en ai rien à cirer, sincèrement.

Par contre, si on sort un peu des sentiers battus, on trouve du matériel étonamment riche de mots, à défaut de parler de ferraris, de diamants et de deals de drogue. Par exemple, en rédigeant ce billet, j’écoute le dernier EP de Maître J qui, franchement, se laisse écouter. Après ça, ma liste de lecture est longue…

À la croisée de ces idéologies se retrouve Kanye West. Encore très commercial, l’égo d’un graphiste, en en plus d’avoir offert récemment un album à la réalisation impeccable, il a toujours mis la barre haute pour offrir des clips visuellement très frappants.

J’ai appris ce matin que le trip typographique hallucinant aurait été «emprunté» au générique d’ouverture du dernier film de Gaspard Noé, Enter the Void :

La question qui pue : où s’arrête l’inspiration et où commence le plagiat? Est-ce que le contexte fait partie des «circonstances atténuantes»?

Le hip-hop est basé sur l’échantillonnage. Ces dernière années, je trouve que l’industrie exagère un peu de ce côté, mais il y a encore moyen de bien faire. Kanye n’est pas le premier à échantillonner ne serait-ce pour ses chansons, et il ne sera certainement pas le dernier. Visuellement, c’est la même chose. Un exemple flagrant, un de ses anciens clips, Stronger :

Non content de baser la chanson sur un échantillonnage de Daft Punk, l’esthétique du clip est basée sur l’excellent animé Akira.

Si vous voulez comparer, c’est ici.

Hommage ou plagiat, alors? Connaissiez-vous Gaspard Noé? Enter the Void? Akira? Via le hip-hop, entre autres, j’i fat des découvertes, basées sur l’échantillonnage. Autre exemple bête, la chanteuse Dido qui a percé en Amérique après avoir été échantillonnée dans une chanson d’Eminem…

Ou tracer la ligne, et surtout, comment le faire? Dans le cas de Stronger, je ne sais pas quelle est l’entente avec le comité Akira, mais pour ce qui est de Daft Punk, comme on les voit même dans le clip, jose croire que l’entente et le chèque ont été assez bons. Je reprends l’exemple de Girl Talk, qui fait des collages musicaux hallucinants mais qui a toutes sortes d’ennuis avec la justice par rapport aux droits d’auteurs des pièces originales (même si le produit final peur être considéré comme une œuvre d’art à part entière). Je devrais aussi faire mes recherches sur Marcel Duchamp, dont les ready-made et les divers collages ont révolutionné l’art du début du siècle dernier. les lobbies du droit d’auteur étaient moins tyranniques qu’aujourd’hui; selon nos standards, comment s’en serait-il tiré?

C’est Einstein qui disait : «Le secret de la créativité est de savoir cacher ses sources». Reste à voir à quel point on veut adhérer à cette philosophie. En tant qu’artiste, on reste conditionné par notre environnement. On voit un film, on lit un livre, il se peut que notre travail s’en voit influencé. L’art est une question de sensibilité, après tout.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Dans mes oreilles en 2010

Catégories :musique

Une petite tournée de design…

Dans la vie, il faut donner son 100%. Comme j’ai donné 25% chaque jour depuis lundi, j’ai décidé de prendre ma journée. Mais bon, j’ai toutes les misères du monde à décoller de l’ordi (après ce billet, promis), j’ai fait une petite tournée des blogues de design dans la colonne de droite de ce blogue, ça faisait un bout. Voici donc quelques découvertes le fun provenant de ce que je regarde quand je suis supposé travailler dans mes temps libres :

Édition spéciale de bouteilles pour Schweppes. J’ai lu quelque part qu’à force de déterrer les vieilles modes, on finit par s’écœurer, alors ils sont carrément en train de ramener les années 1900 à la mode (allez chez H&M après avoir vu Sherlock Holmes et laissez-vous pousser la moustache…). Je ne sais pas si je trippe vraiment de ramener la même affaire ad naseam au lieu de créer quelque chose de nouveau, mais il y a du bon au moins dans le cas qui nous intéresse ici, j’ai un faible pour l’Art Nouveau. Mon devoir de mémoire est fait, je peux retourner à mes épisodes de Mad Men… ;-¶

Un autre emballage sympathique. Simple et fonctionnel (on ne réinvente rien ici), mais quel habillage! J’ai juste le goût de flatter la pinte de lait…
(The Dieline, encore)

Quelle fonte êtes vous? Pentagram veut sawouère! Le mot de passe : character. De mon bord, je suis Plastica (qui ressemple pas mal plus à Umbra…)

Je ne me rappelle plus si je vous avais parlé de Collapse Design. Ils font des t-shirts pour Grafisses. J’ai commandé celui-ci récemment. Si on s’est croisés dans le vrai monde, vous devez le savoir, je l’ai tout le temps sur le dos. Je serais dû pour une brassée de rouge dailleurs…
Vous savez que je ne peux pas vivre sans musique. S’ils faisaient un film sur ma vie, les droits d’auteur coûteraient à peine plus chers qu’un album de Girl Talk. Mon amie Caro, via son blogue, m’a fait découvrir Grooveshark, un site ou on peut farfouiller de la zique sur le net et se bâtir des listes de lecture. Allez voir le top 50 des chansons de la décennie que Caro a publié au lien précédent : en plus de découvrir l’utilisation de Grooveshark, ça m’a permis de découvrir et redécouvrir d’excellentes pièces. Sinon, voici ma sélection musicale du moment. Partielle, il manque quelques trucs de Random Recipe, Mad’moizèle Giraf et autres trucs du genre qui ne sont pas encore sur Grooveshark (et oui, j’écoute du Rihanna de temps en temps).
Et en passant, de grâce, cliquez sur le lien Girl Talk ci-haut. Ça mène vers l’excellent Rip! Remix Manifesto, qui non seulement vous fera découvrir GT si vous ne le connaissiez pas encore, mais aussi sur cet excellent documentaire qui discute de la situation des droits d’auteur aujourd’hui : une vraie bouette, à mon avis. Juste comme ça, vous saviez que vous deviez des milliers de dollars à Warner Chapel Music pour droits d’auteur impayés? Ce sont eux qui ont les droits sur la chanson Bonne fête, oui, celle qu’on chante chaque fois que c’est la fête de quelqu’un. La RIAA est sur les dents, vous êtes dans leur mire!
Catégories :design, graphisme, musique, typographie

Mon top 10 albums de 2009

21 décembre 2009 2 commentaires

Hé oui, nous sommes rendus à ce moment-là de l’année. Soyez indulgents, par contre : en 2009, mon budget de vie sociale s’est retrouvé considérablement amoindri. Moins de sorties, moins d’achats d’albums, pis toute. J’ai aussi eu à retrancher des trucs qui ont tourné à fond sur mon iPod mais qui dataient de 2008 (Beast et Radio Radio, pour ne citer qu’eux). J’ai donc passé l’année dans ma caverne de Platon, ramassant des bribes de trucs cool à CISM et Espace musique, avec les résultats que ça a donné. (c’est ça l’affaire aussi, je ne travaille plus avec mes anciens pushers de musique, je dois me réajuster!)

M’enfin, ça a l’air pire que ce ne l’est en réalité. Voyez par vous-mêmes.

Top 5 anglo


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5. Think About life —
Family
Ça sonne Fichtrement Pitchfork. Et ça vient de Montréal. Pas étonnant que l’album sonne aussi riche, cependant, quand on sait que Graham Van Pelt (Mirace Fortress) fait partie du groupe…


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4. Pete Yorn & Scarlett Johansson — Break Up

Je ne connaissait pas Pete Yorn. Il aura fallu qu’il s’associe à la superbe Scarlett pour que je le découvre. L’album est frais, simple, et sans dire que miss Johansson ait la plus grande voix de l’univers, elle se laisse tout de même écouter très agréablement. On les a comparés à Gainsbourg et Birkin; Je ne sais pas à quel point ils vont devenir aussi légendaires, mais sur disque, la chimie passe!


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3. Muse — The Resistance
Je crois que si l’album était sorti plus tôt, je l’aurais classé plus haut. Le dernier opus du trio britannique prend du gallon à chaque écoute. Il faut dire que c’est un album varié, qui va du rock mélodique à l’orchestration symphonique, rien de moins. Le mélomane aguerri y trouvera son compte tout autant que le néophyte (en passant par l’obligatoire twilightette de 12 ans…). Note supplémentaire du graphiste : une des plus belles pochettes que j’ai vu cette année.

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2. Metric — Fantasies
Je ne sais pas pourquoi, mais malgré tout le respect que j’avais pour Metric, je n’avais jamais vraiment réussi à accrocher à un de leurs albums par le passé. Puis, ils nous arrivent avec Fantasies, où chaque a le potentiel d’être un simple qui tourne dans toutes les radios. Pas un album fort à cause de sa cohésion, mais fort parce que chacun des maillons de la chaîne est solide. Rendus là, la cohésion vient toute seule…


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1. Artistes variés — Dark was the night
J’en ai déjà parlé sur ce blogue. Compilation produite par l’organisation Red Hot, réalisée par les frères Dessner du groupe The National, et la trame sonore de mes journées d’hiver. Compilation un peu lourde (plus hiver qu’été, mettons), mais envoûtante. et si vous connaissez un peu mons les ténors de l musique indépendante d’aujourd’hui (David Byrne, the Decemberists, Sufjan Stevens, Grizzly Bear, Feist, Bon Iver, Beirut, Iron & Wine), ils y sont tous. Une excellente façon de les découvrir, et de donner à une bonne cause (la recherche sur le SIDA) par la même occasion.

Top 5 Franco

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5. Pépé — Pépé goes français
C’est mon vice caché, j’adore les reprises. Pas les innombrables bouses sur le marché et les trucs de Star Apoplexie, mais les trucs judicieusement choisis, exécutés de manière brillante. C’est ce que nous offre Pépé, qui va des classiques ringards (Voici les clefs) à quelques pièces minutieusement sélectionnées (Manu Chao des Wampas) en passant par Niagara et Indochine. Le tout refait sans prétention, à la bonne franquette.

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4. Omnikrom — Comme à la télévision
Je me rappelle du tout premier EP d’Omnikrom : pas tout à fait tight, paroles grosses comme ça (qui ne me tentent pas nécessairement de les reproduire ici), l’attitude de pseudo-millionnaires misogynes, bref, les vêtements Ed Hardy avant leur temps. Cette année, l’attitude s’est encore plus nuancée que sur Trop Banane, les beats sonnent encore plus fluo, et des tounes comme Feel Collins ou Vedettes (en collabo avec les Sainte-Catherines) nous font réaliser que les rappeurs favoris de ta sœur sont en voie de laisser leur trace au marqueur indélébile (et fluo!) dans le paysage hip-hop québécois, n’en déplaise aux puristes.

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3. La patère rose — La patère rose
Groupe gagnant des Francouvertes, issu de la filière Sherbrooklyn, cet album a fait mon été. Les beats sont frais, la chanteuse Fanny Bloom a réussi à doser le rauque de sa voix pour faire chavirer mon cœur, et l’album va de très jolies pièces au piano à des trucs au beat endiablé. C’est frais, coloré et très équilibré comme disque. À accompagner de soleil, d’une piscine et d’un cocktail…

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2. Yann Perreau — Un serpent sous les fleurs
Yann Perreau est probablement un des poètes les plus sous-estimés de sa génération. Si on s’accroche un tant soit peu à ses textes, on se laisse allègrement porter. Sans compter que c’est un des seuls chanteurs assez gars pour parler d’amour sans passer pour Nicola Ciccone. Et niveau musical, rappelons que le type est un ami de Pierre Lapointe; musicalement, les deux s’accotent mutuellement. Un album consistant et complet.

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1. Bernard Adamus — Brun
Qu’on se le dise, Brun est la nouvelle couleur de l’amour. Et Bernard Adamus gagne sérieusement à être connu. Poète des choses de la rue authentiques et puissantes, il mêle à son blues acoustique hip-hop, jazz et je ne sais quoi encore, mais l’amalgame sert ses textes à merveille. Si dans 20 ans, on n’étudie pas La question à 100 piasses dans les cours de littérature, comme on nous a montré Miron et Francœur, je perds espoir.

Mentions spéciales Franco :
Je m’en veux un peu de ne pas avoir inclus Sentiments humains de Pierre Lapointe et Rose sang de Catherine Major dans mon top 5, mais je me dois de les mentionner quand même. Lapointe pour l’album dense qu’il nous a livré, et Major pour un album excellent, quoiqu’un peu éclipsé par une des plus belles chansons que j’ai pu entendre cette année, le Piano ivre (même si l’album date de 2008, encore une fois…).
Catégories :musique

Les tops 12+10 albums de la décennie

10 novembre 2009 1 commentaire

Là, je me sens vraiment comme un enfoiré. Parce que j’ai dû faire des coupures ici et là, des albums qui méritaient leur place dans les tops. L’autre album d’Untel que j’ai placé. Cet album mythique que je n’ai pas écouté, faute de budget. Il y en a des dizaines. Mais bon, j’ai même étiré mon top 10 francophone jusqu’à 12, parce que j’ai l’impression que, depuis les 10 dernières années, il ne s’est jamais fait autant de toune de qualité en français. Suffit de fermer le clapet à Star Ac, Dany Bédar et le reste de la bizness du gros disque d’icitte, qui va nous ruminer dans 10 ans à Rock-Matante ce qui passe aujourd’hui à NRJ…

Top 12 francophone — 2000 à 2009


12. Numéro# — L’idéologie des stars (2006)
Avec le temps, je n’arrive pas à dire exactement pourquoi je l’ai inclus ici, mais il fallait que je le fasse. Peut-être parce qu’avec le temps, chacun et sa mère a fait dans le genre. Mais à l’époque de sa sortie, le duo m’avait impressionné et accroché.

11. Xavier Caféïne — Gisèle (2006)
Un autre de la cuvée 2006, cette fois dans d’autres sonorités. Outre le fait que le mec soit en croisade contre le Grand Satan (et toute la société occidentale par la bande), il nous livre un album solide et juste un peu plus accessible que Compter les corps, des Vulgaires machins. J’ai grandement hésité entre ces deux albums pour occuper cette place…

10. Malajube — Trompe-l’œil (2006)
Une grosse année, 2006. Et je n’aime même pas Malajube : «oui, mais on les comprend, nous autres, nos paroles!» Sauf que cet album est sans contredit le meilleur des 3 que le groupe ait sorti à ce jour. Peut-être à cause des collaborateurs, qu’on retrouve d’ailleurs plus loin dans cette compilation…

9. Grand Corps Malade — Midi 20 (2006)
Cet album est arrivé dans ma vie comme un coup de poing au ventre : inattendu et à couper le souffle. J’ai encore à découvrir d’autres slammeurs plus «vrais», certes, mais cet album tout à fait littéraire est pour un amoureux de la langue comme moi un de ces petits bonheurs jouissifs à chaque écoute. Même aujourd’hui.

8. Mes Aieux — En famille (2004)
Parce qu’il y a d’autres tounes que Dégénérations sur l’album, et qu’il est sorti 3 ans avant de tourner à la radio. Un album fort et d’une stabilité déconcertante, qui ouvre le répertoire du groupe sur la modernité. J’aurais mis La ligne orange ici, mais je préfère lui laisser le temps de mûrir un peu avant…

7. Henri Band — Le Tour du libraire (2004)
Cet album est une sorte de curiosité. Le groupe est pratiquement inconnu en dehors des cercles d’initiés, mais encore une fois, même si chanson par chanson Henri III, leur album précédent, est plus fort, cet opus de rock n’ roll de campagne est mieux ficelé et se tient peut-être mieux ensemble. Hardi-Harr!

6. Polémil Bazar — Chants de mines (2003)
Un autre album qui doit s’être vendu à 12 exemplaires tellement je ne connais personne qui en écoute, mais de grâce, si vous pouvez mettre la main sur cette galette du défunt groupe, allez-y! Cet album est lyrique, organique, onirique et festif. C’est un des quelques albums desquels je peux dire qu’ils ont façonné mon esprit.

5. Pierre Lapointe — Pierre Lapointe (2004)
Un de mes grands dilemmes ici : Pierre Lapointe roterait copieusement dans une enregistreuse cheap de chez Radio Shack qu’il mériterait quand même sa place ici. Pourquoi cet album plus qu’un autre, alors? Parce que celui-ci m’a marqué, il est arrivé à un moment précis de ma vie où sa mélancolie fut au parfait diapason de mes états d’âme. Mais si ça vous chante, imaginez un autre de ses albums à cet endroit. Ils le méritent aussi bien.

4. Gatineau — Gatineau (2007)
Je triche un peu, ici. J’ai été déçu ce cet album, parce qu’il ne rend qu’une fraction de ce que peut être la machine Gatineau en show, dans une salle exiguë comme un Divan Orange surpopulé à 3 heures du matin. Mais toute la force lyrique et toute la verve y sont. Séba est un des grands poètes urbains de ma génération, notre Lucien Francœur, notre Jacques Renaud. Point barre.

3. Les Cowboys fringants — La Grand-messe (2004)
Autre gros dilemme ici. Les Cowboys nous ont pondu Break syndical et La Grand-messe dans la même décennie. Deux albums qui, à mon avis, représentent le peu d’engagement social que ma génération (et ceux juste un peu après moi) auront eu. Pourquoi celui-ci, alors? Probablement parce qu’il est musicalement un peu plus achevé que son prédéceseur. C’est aussi un des rares albums que je regrette vraiment d’avoir trop écouté. Le fichier mp3 griche d’avoir trop joué et je me sens puissamment cliché dès que j’en entends les premières notes.

2. Richard Desjardins — Kanasuta (2003)
Desjardins est un guerrier-poète, ce qui en fait un des observateurs les plus éclairés sur la nature humaine. Dans un album qui est probablement son meilleur depuis Les derniers humains, on y retrouve l’humain dans tout ce qu’il a de plus vain, jaloux et pathétique, mais aussi dans tout l’amour et le bonheur épicurien qu’il est capable d’avoir. Cet album sent l’automne, le bois, le fleuve passé Québec et le repas dans le four qui embaume toute la maison.

1. Loco Locass — Amour oral (2004)
Ceux qui me connaissent un peu connaissent ma dévotion quasi-religieuse pour Biz, Batlam et Chafiik. Non seulement par leur engagement, par leurs textes riches, mais aussi par toute la musicalité de l’album (fait rare dans un océan hip-hop truffé de boucles répétitives), cet album a changé ma vie, rien de moins. Après Amour oral, je suis sorti de ma torpeur tant mentale que musicale, j’ai commencé à défricher ici et là, et je n’ai jamais arrêté…
Top 10 anglophone — 2000 à 2009

10. Franz Ferdinand — Franz Ferdinand (2004)
Alex Kapranos et des drougs n’avaient qu’un but en formant Franz Ferdinand : faire danser les filles. Au passage, quelques gars ont embarqué aussi. Passé le fait que c’était tellement flatteur pour l’égo, à l’époque, d’écouter de l’indé, l’album est simple, va droit au but, et accroche. Le tout sans compter l’approche artistique du groupe, très proche de celle de Warhol. De la musique de Graphiste…

9. Feist — The Reminder (2007)
À ma grande déception, il m’a fallu attendre la pub de iPod avec 1-2-3-4 pour découvrir Feist. Et je crois que cet album, comme tout ce qu’elle fait, va bien vieillir. Cet album très accessible pourrait très bien passer sur les ondes des radios commerciales, mais il n’en est rien. C’est con, mais je préfère presque ça. Quelquefois, c’est bien d’avoir son jardin secret, même musical…

8. Muse — Absolution (2003)
Ici aussi, j’ai hésité. Black Holes and Revelations aurait lui aussi mérité cette place. Si ça ce trouve, j’ai même préféré ce dernier. Si Absolution se retrouve ici, c’est peut-être pour une ou deux tounes en particulier, Time is Running Out et Hysteria. Mais en définitive, Muse aurait dû sortir un gros album de 6 heures, on aurait eu la paix…

7. Beirut — The Flying Club Cup (2007)
Un ovni musical, Beirut. Zach Condon, un texan, forme un groupe qui s’appelle Beirut, aux forts accents de musique d’Europe de l’est. Mais ce mélange complexe donne un résultat sublime. Un album vraiment très musical et invitant, une coche meilleur que l’opus précédent, Gulag Orkestar. Mais juste une coche.

6. Girl Talk, pour l’ensemble de son œuvre
Pas le choix ici. Parce que Greg Gillis, alias Girl Talk, a à froid une gueule de hobbit geek. Mais lorsqu’il devient Girl Talk et que, sur une scène, il mixe sur son laptop Ace Of Base, Nine Inch Nails et Jay-Z dans la même toune, en même temps, il devient une bête. Sur ses albums, un peu tout est interchangeable comme dans sa musique. Mais ça bounce comme un ballon de plage à un show de Nickelback. Une de mes très fortes recommandations en termes de musique de party.

5. Radiohead — Kid A (2000)
Si ça n’avait été que de moi, j’aurais mis In Rainbows ici. Cependant, cet album n’aurait pu exister sans Kid A, le coup de barre obligatoire après le colossal OK Computer pour éviter que le navire de Thom Yorke ne coule musicalement. Ce coup d’audace est plus accessible que l’opus suivant, Amnesiac, tout de même. Peut-être parce que je l’ai découvert sur le tard, que je reaterai à jamais un fan fini d’OK Computer, que je l’aime moins

4. Buck 65 — Secret house against the world (2005)
Probablement l’album qui m’a fait réaliser que le rap blanc anglophone ne s’arrêtait pas à Eminem et que le hip-hop peut être aussi varié et riche que le rock si on se permet de regarder derrière le Hummer et les pétasses en bikini. Il y a certes la poésie de Buck, mais aussi une atmosphère blues et country qui s’y marie de manière surprenante. Il m’a fallu attendre le très récent Brun de Bernard Adamus pour retrouver quelque chose de semblable…

3. Sufjan Stevens — Illinois (2005)
Si vous ne connaissez pas Sufjan Stevens, parcourez les Internets et ramassez le plus d’informations possibles sur lui. Le type est un génie. Cet album, d’après ce que j’ai entendu, se vouleit le premier d’une série de 50, un par État. Le projet n’a apparemment pas vu le jour, mais vu la capacité de Stevens à composer et à écrire, de cette qualité, c’est quelque chose que j’aurais vraiment voulu entendre.

2. Gorillaz — Demon Days (2005)
Est-ce que cet album se retrouve en deuxième position parce que je suis fan de Gorillaz, ou bien suis-je fan fini de Gorillaz à cause de cet album? Riche et diversifié, je crois que c’est surtout l’univers complètement déjanté qui entoure l’album, courtoisie de Damon Albarn (Blur) et Jamie Hewlett (Tank Girl) qui m’a accroché. Toujours est-il que quatre ans plus tard, je l’écoute encore régulièrement.

1. Arcade Fire — Funeral (2004)
Ben oui, Arcade Fire. Ben oui, Funeral. Traitez-moi de guidoune indé finie, je m’assume jusqu’aux viscères. Mais on a des albums de qualité une fois par décennie. L’autre d’avant, c’était OK Computer de Radiohead. Là, ils se sont mis à 10, sont sortis du Mile End pour nous livrer cet album, et même Bono et Bowie se complaisent en l’écoutant. Entre ça et Simple Plan, le choix est facile, selon moi.
—x—
Je vous ferai mon top 10 de 2009 plus tard, à la fin de l’année, au cas où l’album-miracle de l’année sorte dans les trois prochaines semaines. D’ici là, peut-être un autre top musical, on va voir…
Catégories :musique

Un petit nouveau sur le bloguerôle…


Basement Beatz. Un blogue de musique sur lequel j’ai passé un bon avant-midi à farfouiller de la toune.

Ma playlist est à jour pour une couple de semaines, là…

Catégories :musique