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Archive for the ‘graphisme’ Category

12 avril 2011 2 commentaires

Je soumissionne présentement sur un contrat pour un courtier immobilier, et en analysant le produit, nous en sommes venus à nous questionner sur la pertinence de mettre la photo ou non sur les pancartes.

 

Au départ, je ne suis pas trop chaud à l’idée. Oui, venant d’un fabricant d’image, ça surprend. On sait qu’une belle gueule n’est en rien un gage de compétence ou de confiance. C’est un avantage indéniable pour la jolie fille début trentaine, mais si mon courtier immobilier est, disons, plus ordinaire, va-t-il être moins compétent pour prendre en charge une transaction de 200 000$? Il me semble que le visage de la personne ne fasse pas vraiment partie des critères…

Cela dit, un courtier immobilier a beau faire partie d’un réseau, il reste à la base un travailleur autonome, et sa personne fait partie de son image de marque. Ce n’est pas le réseau immobilier qui done du travail au courtier, c’est lui-même qui doit gratter pour la trouver. Il est important alors, au niveau de l’image, d’avoir un visage humain pour établir le lien de confiance…

Bref, je pourrais m’obstiner avec moi même pendant un bon bout de temps sur le sujet. Vous, qu’est-ce que vous en pensez?

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L’art, Kanye West et Einstein

Je suis un amateur de hip-hop, vous le savez. En fait, tout ce qui n’est pas trop commercial. Faire de la poudre sur les fesses d’une guidoune dans ton Escalade monté, je n’en ai rien à cirer, sincèrement.

Par contre, si on sort un peu des sentiers battus, on trouve du matériel étonamment riche de mots, à défaut de parler de ferraris, de diamants et de deals de drogue. Par exemple, en rédigeant ce billet, j’écoute le dernier EP de Maître J qui, franchement, se laisse écouter. Après ça, ma liste de lecture est longue…

À la croisée de ces idéologies se retrouve Kanye West. Encore très commercial, l’égo d’un graphiste, en en plus d’avoir offert récemment un album à la réalisation impeccable, il a toujours mis la barre haute pour offrir des clips visuellement très frappants.

J’ai appris ce matin que le trip typographique hallucinant aurait été «emprunté» au générique d’ouverture du dernier film de Gaspard Noé, Enter the Void :

La question qui pue : où s’arrête l’inspiration et où commence le plagiat? Est-ce que le contexte fait partie des «circonstances atténuantes»?

Le hip-hop est basé sur l’échantillonnage. Ces dernière années, je trouve que l’industrie exagère un peu de ce côté, mais il y a encore moyen de bien faire. Kanye n’est pas le premier à échantillonner ne serait-ce pour ses chansons, et il ne sera certainement pas le dernier. Visuellement, c’est la même chose. Un exemple flagrant, un de ses anciens clips, Stronger :

Non content de baser la chanson sur un échantillonnage de Daft Punk, l’esthétique du clip est basée sur l’excellent animé Akira.

Si vous voulez comparer, c’est ici.

Hommage ou plagiat, alors? Connaissiez-vous Gaspard Noé? Enter the Void? Akira? Via le hip-hop, entre autres, j’i fat des découvertes, basées sur l’échantillonnage. Autre exemple bête, la chanteuse Dido qui a percé en Amérique après avoir été échantillonnée dans une chanson d’Eminem…

Ou tracer la ligne, et surtout, comment le faire? Dans le cas de Stronger, je ne sais pas quelle est l’entente avec le comité Akira, mais pour ce qui est de Daft Punk, comme on les voit même dans le clip, jose croire que l’entente et le chèque ont été assez bons. Je reprends l’exemple de Girl Talk, qui fait des collages musicaux hallucinants mais qui a toutes sortes d’ennuis avec la justice par rapport aux droits d’auteurs des pièces originales (même si le produit final peur être considéré comme une œuvre d’art à part entière). Je devrais aussi faire mes recherches sur Marcel Duchamp, dont les ready-made et les divers collages ont révolutionné l’art du début du siècle dernier. les lobbies du droit d’auteur étaient moins tyranniques qu’aujourd’hui; selon nos standards, comment s’en serait-il tiré?

C’est Einstein qui disait : «Le secret de la créativité est de savoir cacher ses sources». Reste à voir à quel point on veut adhérer à cette philosophie. En tant qu’artiste, on reste conditionné par notre environnement. On voit un film, on lit un livre, il se peut que notre travail s’en voit influencé. L’art est une question de sensibilité, après tout.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Starbucks : l’évolution de la sirène bicaudale


En ce début 2011, Starbucks nous arrive avec une nouvelle version de son logo pour son 40e anniversaire.
Refonte nécessaire? Plus ou moins. Pertinente? Quand même. Bien exécutée? Dans les grandes lignes.
Je disais justement dans une présentation à des gens d’affaires, pas plus tard qu’hier, qu’une marque se doit d’être intemporelle. On imagine mal une refonte complète des identités de Mc Donald’s, General Electric ou BMW. Starbucks dispose déjà d’une image de marque très forte (je peux vous parlé d’un Venti Grandemême si je n’ai pas mis les pieds là dix fois dans ma vie; prenez-en exemple, la marque ne s’arrête pas au logo!), et ce léger rajustement vise en plein dans le mille. J’espère que nous sortons de l’ère où, pour refaire la marque des grandes chaînes, on foutait des swooshes autour d’un logo fait avec l’outil liquéfier de Photoshop…
J’ai hâte de voir cette nouvelle marque «en action»; J’aime bien un logo simplifié, une seule couleur, idéal pour la reproduction sur à peu près n’importe quel support (surtout dans l’industrie alimentaire, ou la flexographie est souvent la seule solution pour imprimer sur des supports donnés). Cela dit, j’ai accroché sur le retrait du mot Starbucks au logo, mais aussi sur la citation de Terry Davenport, VP sénior au Marketing :
Nous nous sommes inspirés de compagnies comme Nike, qui ont à un certain moment séparé le nom du symbole dans leur logo. Cela nous permet de projeter notre identité à travers le temps et l’espace.
(We really took inspiration from companies like Nike where at one point they separated the word ‘Nike’ from the swoosh in their logo. This allows us to bring our identity to life anytime and anywhere.)
Le problème, c’est que le Swoosh est infiniment plus simple graphiquement que la sirène de Starbucks. Je ne crois pas que le public ne saura pas reconnaître la chaîne avec sa nouvelle marque, loin de là, remarquez.
Une belle refonte, en définitive; ça va nous faire oublier la refonte de l’identité de Gap l’an dernier, mais surtout la pitoyable opération de relations publiques qui s’en est suivi.
Catégories :graphisme, logos

Canonisé

Ma dernière soumission à Chicmoustache.com, le perpétuel concours de t-shirts sur le thème de la culture québécoise. J’ai appris par après que lorsqu’un saint est canonisé, on ne le mets pas dans un canon pour le tirer dans le champ. Ben coudon…
Vous aimez? Vous pouvez voter et, si le concept est retenu, vous pourrez même l’acheter! Pas beau, ça?
Pour voter, c’est ici.
Merci d’avance!

le Salon National des festivités de Noël

L’affiche dit pas mal tout, en fait. Du 26 au 28 novembre au Stade olympique.
J’y serai, non pas pour le Patchwork (même si je suis partenaire de l’événement), mais pour MémoArt (oh, le vrai site s’en vient, en passant). Une belle opportunité pour vous de découvrir notre Collection Héritage, et de contribuer à la croissance des générations à venir!
Parlant de site, le mien s’en vient aussi. Ne désespérez pas! Aussi, j’ai une idée ou deux pour Gestalt23. J’ai même baissé les prix en attendant les fêtes! Vous qui étiez si nombreux à vouloir un chandail Bouddha Pizza, manifestez-vous!

Les emballages Interplast — Kokido

Identification graphique créée pour un projet interne chez Les emballages Interplast. Mon contrat avec eux vient de s’achever, mais je tiens à les remercier de m’avoir laissé créer tant de belles choses pour eux, tant pour leurs clients partout en Amérique du Nord que pour les multiples projets internes.

Pour l’histoire, Kokido signifie «poussin» en espéranto. Le nom, choisi via un concours à l’interne, est très représentatif du projet, dont je ne crois pas pouvoir parler ici, secret professionnel oblige. Cela dit, pour une entreprise spécialisée dans l’industrie des œufs, la notion de croissance est très à point.
[…]
Maintenant que ce contrat est terminé, quoi de neuf pour l’avenir? Tout plein. J’ai enfin un peu de temps à consacrer et au Patchwork, et à ma vie personnelle (lire : ça fait du bien de pouvoir avoir mes soirées la plupart du temps!). J’aurai donc la tête plus claire, et comme je sors aussi d’une formation en vente-conseil, j’ai la confiance et les ressources pour pousser la machine un peu plus. Cette semaine, ça sera les vacances officieuses, mais dès la semaine prochaine, attendez-vous à un peu plus de contenu sur ce blogue (parmi d’autres projets concernant ma présence en ligne!). Évidemment, je tiens à faire partie de la référence et d’avoir la chance de travailler sur des mandats excitants, élevants, mais surtout, les vôtres!
Je me bosse aussi un petit plan quinquennal de croissance personnelle. Il faut que je me rappelle une fois de temps en temps que tout ce que j’ai à faire pour réaliser mes rêves, c’est simplement de me botter l’arrière-train. Donc, je me suis donné cinq ans pour devenir moi.
J’aurai aussi plus de temps pour m’impliquer au sein de la Coopérative MémoArt. Le site va être en ligne d’ici quelques semaines encore, mais en attendant vous pouvez voir ce dont nous sommes capables sur le site de Michelle Blanc, rien de moins!

Gap et le design citoyen


Source : Brand New

Gap a un nouveau logo. Avaient-ils besoin d’une refonte de leur identité graphique après 20 ans? Peut-être, ou même peut-être pas.

Encore là, la vieille identité était solide comme le roc, assez intemporelle et plaçait le fabricant de khakis-sur-pub-à-fond-blanc, point de vue branding, parmi les grands de ce monde. Pas mal au pair avec Mc Do, Coke ou Nike. On va à New York, à Londres, à Paris, à Djakarta ou à Rawdon, on voit ces logos, on sait immédiatement à qui on a affaire.

Je ne m’étendrai pas trop longtemps sur la refonte, que je juge malheureuse. Il y a quelque chose qui bouge trop dans l’Helvetica (si une telle chose est possible!), et je cherche le pourquoi du comment du dégradé (et surtout dans son positionnement), un peu foutu là pour rendre ce logo difficile à reproduire, même si c’est ben ben àà mode. Dans ce genre d’exécution, j’ai toujours dit que la ligne entre un look classe et quelque chose qui semble fait par un «infografisse» de première session est toujours très, très mince. CQFD, on dirait.
Cela dit, comme pour Tropicana et Astral, le web 2.0 a émis son opinion. Et l’entreprise a été assez bon joueur dans sa réponse.
Alors, bonnes gens de chez Gap, voici ma réponse. Si vous le retenez, ne me payez pas à l’heure, parce qu’à 1 minute 22 secondes, ça va coûter plus cher d’émettre le chèque et payer le timbre… (en fait, on se rejasera, je suis capble d’un peu mieux que ça avec un peu de temps! 😉 )
MISE À JOUR 2 : Mon commentaire sur ce billet :
Dans toute cette histoire, je ne suis pas certain du mouvement de panique au plus fort de la crise : l’idée du «crowdsourcing» pour trouver un nouveau logo, entre autres. Pourquoi alors faire appel à un studio prestigieux pour créer un visuel «de positionnement», alors que l’agence qui aurait décroché le contrat final aurait pu se faire payer une somme dérisoire si elle manque d’expérience? Du côté de Gap, j’ai trouvé qu’ils jouaient avec le feu… Surtout que malgré cette «campagne», qu’elle ait été orchestrée ou pas, je n’irai pas plus m’acheter une paire de khakis.
Par cotre, au niveau de l’impact de la vox populi sur les marques, on assiste encore à un développement intéressant. Bien entendu, l’impact des réseaux sociaux sur les grosses corporations qui dérapent n’est plus à prouver. C’est par contre fichtrement intéressant, à chaque fois, de voir comment les corporations réagissent. Pepsi, Tropicana, Astral, même Nestlé quand ils se sont fait taper dessus par Greenpeace (et les bourdes Facebook qui en ont découlé…). Évidemment, ça demande aux designers graphiques d’être très à l’écoute de leurs clients, et ces mêmes clients ont tout intérêt à être à l’écoute des masses, qui elles achètent le produit ou service en question. Car maintenant, on a tout intérêt de laisser au peuple de choisir la couleur des chaînes qui les gardent captifs du Marché.
Un peu tordu comme relation, quand on y pense…
Catégories :graphisme, logos